Historique

Les mouvements oculaires bilatéraux sont utilisés dans différents domaines, comme la PNL, l’EFT, l’EMDR, la kinésiologie… et se sont tous inspirés de la technique EMDR.

Qu’est-ce que l’EMDR ?

L’EMDR ( Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une méthode de thérapie qui agit sur les traumatismes, développée aux USA entre 1987 et 1991 par la psychologue Francine Shapiro.

 « La thérapie EMDR repose sur un constat : le simple fait de parler d’un traumatisme ne serait pas suffisant. Une personne traumatisée ne souhaiterait d’ailleurs pas évoquer le cœur de la scène traumatique dans la crainte d’être sur-traumatisée. L’EMDR créerait donc un protocole sécurisant pour accompagner la personne dans son rappel du noyau traumatique. Ce rappel ne solliciterait pas seulement le registre verbal mais tous les registres représentatifs : perceptions, cognitions, émotions, sensations corporelles. » ( Wikipedia)

L’EMDR est une méthode de trauma-thérapie qui a montré un réel succès depuis le milieu des années 90. Elle est basée sur une stimulation bilatérale des deux hémisphères du cerveau, principalement grâce à des mouvements oculaires, mais également des stimulations auditives ou sur les genoux.

Des études scientifiques (notamment une expertise collective de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, février 2004) ont confirmé à multiples reprises le haut niveau d’efficacité et de durabilité des résultats de l’EMDR.

Depuis 2006, l’efficacité de l’EMDR dans le traitement du stress post-traumatique (PTSD : Post Traumatic Stress Disorder) a reçu une reconnaissance internationale. Cette technique avait été développée à l’origine et testée sur les vétérans traumatisés par la guerre du Vietnam.

L’EMDR a récemment été reconnue par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme technique efficace en traumatologie et trauma-thérapie.

Depuis, le champ d’application de cette technique ne cesse de grandir.

En savoir plus : Wikipédia

Comment fonctionnent les mouvements oculaires bilatéraux ?

En dissociant émotion et souvenir.

Les mouvements oculaires influencent les connexions neuronales du cerveau.

A travers une stimulation bilatérale, les deux hémisphères du cerveau s’activent et se synchronisent avec le traumatisme.

Par les mouvements oculaires, on accède à une partie du cerveau dans laquelle sont cristallisés les traumatismes, peurs ou émotions négatives et on leur permet d’être débloqués et évacués. Cela permet d’aller soigner la mémoire traumatique

(Plus d’informations sur la mémoire traumatique, les psychotraumatismes et leurs mécanismes sur le cerveau ici:  http://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/origine-et-mecanismes.html

Par ce biais-là, on peut à la fois nettoyer les émotions / pensées / souvenirs  négatifs et ancrer des émotions ou pensées positives, comme on le fait en hypnothérapie. Ces thérapies sont d’ailleurs complémentaires.

« Chaque événement douloureux laisse une marque dans le cerveau. Celui-ci effectue alors un travail de “digestion” permettant aux émotions qui accompagnent le souvenir de se désactiver. A moins que le traumatisme ait été trop fort ou ait frappé à une période où nous étions vulnérables. Dans ce cas, les images, les pensées, les sons et les émotions liés à l’événement sont stockés dans le cerveau, prêts à se réactiver au moindre rappel du traumatisme. Dans l’EMDR, le mouvement oculaire “débloque” l’information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau pour qu’il complète son travail. » ( David Servan-Schreiber, psychiatre qui a introduit la méthode dans l’Hexagone, et qui préside l’association EMDR-France.)

Domaines d'applications des mouvements oculaires bilatéraux

La technique que j’utilise est une technique de mouvements oculaires bilatéraux. Elle permet de travailler sur :

  • Stress, anxiété, angoisses
  • Choc et stress post traumatiques (ESPT : Etat de stress post-traumatique, PTSD : Post Traumatic Stress Disorder) dont certains symptômes sont : cauchemars, souvenirs négatifs figés, flashs, troubles des comportements, conduite d’évitement des situations comparables, par exemple anciens combattants
  • Phobies, peurs irrationnelles, panique, TOCS
  • Victime d’attaque, de crimes ou de violences
  • Deuil excessif avec incapacité d’évolution
  • Perte d’être chers
  • Culpabilité de mort causée involontairement, par exemple en effectuant un travail
  • Changement de vie : longue maladie, nouvelle occupation, accouchement, divorce, retraite, vieillissement
  • Enfant, victime de violences ou de désastres naturels
  • Victimes d’agression ou d’abus sexuels
  • Difficultés de relation, dysfonctions sexuelles
  • Douleurs et chocs dûs à des accidents ou des interventions chirurgicales, brûlures, perte d’un membre.
  • Douleurs psychosomatiques
  • Dépendances pharmaceutiques et émotionnelles, alcool, drogues…
  • Amélioration de performances dans le monde des arts, des affaires, du sport et de prestations en public
  • Croyances limitatives (« J’ai toujours été nul dans tel domaine… je n’y arriverai jamais »)

En savoir plus